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| el brazo de la reina : espèce de bûche au dulce de leche |
Mission
du jour : partir de Puyuhapi (ce bled perdu dont il est apparemment
difficile de sortir) et arriver jusqu'à Futaleufu, village capitale
du rafting, au milieu des montagnes et tout près de la frontière
argentine. On se lève tôt, et on est à la sortie de la ville dès
9h, ça faisait longtemps qu'on était pas dehors aussi tôt ! A 9h12
on trouve une voiture :) qui nous pose à La Junta, premier bled sur
la route. Il y a une bonne dizaine d'auto-stoppeurs, alignés sur la
route. Ils sont mous, ils sont posés et ils lèvent à peine le
pouce quand une voiture passe. Nous on se cale à la station service,
et on va discuter avec chaque voiture qui vient. ça doit se faire
beaucoup, parce que les chauffeurs ne sont pas très aimable, ils
doivent se faire assaillir à chaque fois qu'ils viennent faire le
plein... ça ne marche pas fort, mais on est au soleil, on se fait un
picnic, on discute avec les autres. On finit par trouver un ride au
bout de peut-être 2h. En fait c'est un gros pick up avec une
caravane ! On a beau être bien installées, la route est vraiment
pourrie. ça fait longtemps qu'on n'a pas de vue de vraie route. Ce
n'est que de la piste, étroite, plein de cailloux et de trous. La
paysage est très jolie, mais la route est horrible. Je sors de la
raplapla. Ils continuent vers le nord, et nous pose au village du
croisement, nous on tourne vers les montagnes. On se cale dans un
coin avec un bouquin (on a largement le temps de se bouger quand une
voiture arrive). Au bout d'un moment, qui passe devant nous ? Nos
amis cycliste allemands ! Enooooorme ! ça fait trop plaisir de les
voir, et c'est toujours pas hasard. on se raconte nos périples
respectifs, et on se donne rdv à Futaleufu demain en fin d'aprem.
Après 2h de stop infructueux, on décide de prendre le bus à 1
euro. C'est un minibus avec les sacs sur le toit. Le chauffeur est
sympa, la route est belle (mais tjr peu agréable). Ils nous pose
devant une auberge, qui s'avère être la meilleure de la ville.
Aujourd'hui on a mis 12h, 2 voitures et 1 bus, pour faire 200km.
Notre auberge est très bien, avec une super cuisine, un jardin qui
nous donne des pommes et des poires en libre service. Nous sommes à
20m du snack, de la boulangerie, et de tout ce qu'il faut. Le village
n'est pas très grand, mais pour nous après les bled qu'on vient de
passer, c'est presque une grande ville ! ON va vite manger un truc :
le fameux completo (hot dog + tomates et guacamole) à 1 euro. Puis
c'est dodo assez tôt.
Le
lendemain il fait moche. On passe une journée tranquille, à
glander, à écrire etc. Je mets à jour mon blog, je skype. On
trouve une espèce de boutique bio où on prend du bon pain et de la
confiture maison. On teste les empanadas locaux, super bons. On fait
le tour des agences de rafting. Je fais la sieste. Le village est
très mignon, avec une belle place, tout ce qu'il faut, des montagnes
tout autour, une rivière, quelques petites randos... On se sent bien
ici. En fin d'aprem on retrouve nos cyclistes qui arrivent tout
juste. On les incruste chez nous, ils dormiront à la belle étoile
dans le jardin et profiteront enfin d'une bonne douche. Après quoi,
accompagnés de Julian qui bosse chez nous, on va boire une bière.
Et pas n'importe où ! Dans la brasserie locale. C'est une brasserie
artisanale, illégale, connue de tout le monde. Chez des gens, c'est
minuscule. On s'installe à 5 et il n'y a presque plus de place. On
les voit préparer leur prochaine fournée de bière au miel (ça
donne trop envie). C'est trop marrant ce petit coin. En sortant on a
faim, on retourne à notre super snack. Puis on rentre se caler chez
nous finir les bouteilles en rigolant avec les gars.
Aujourd'hui,
il fait beau ! On en profite pour faire une petite rando. D'abord un
tour au supermercado. on y va plusieurs fois par jour. Un petit mot
quand même : c'est le genre d'épicerie où quasiment tout est
derrière le comptoir, il faut se faire servir. Les employés ne sont
pas du tout aimable, et ne connaissent même pas leurs prix. Bref
c'est à chaque fois un plaisir... Donc après ça on se dirige vers
un chemin qui sort de la ville, et on grimpe jusqu'au mirador de la
bandera, où il y a effectivement un drapeau. ça grimpe pas mal, et
on arrive en 45min. On est tellement bien là-haut au soleil qu'on
reste un bon moment. Quand on redescend, on a faim. Sauf que c'est
l'heure de la siesta. Les épiceries sont fermées, la boulangerie
aussi, notre super snack aussi. Mais on finit par trouver un boui
boui ouvert, où on s'assoit pour manger encore les mêmes trucs. Va
falloir qu'on cuisine un peu maintenant... L'aprem est posée. Jackie
va faire du kayak dans la rivière, moi je glande à la maison. Le
soir on se cuisine un bon petit plat et c'est tout. C'est vraiment la
fin de saison, le village se vide, les établissement ferment et les
prix descendent.
Dernier
jour à Puyuhapi. Il fait un temps magnifique, pas un nuage, pas de
vent, c'est parfait. On a bien fait d'attendre aujourd'hui... pour
aller faire du rafting !!! Et oui on se lance. On a rdv à 10h. On
est avec 3 estoniens. D'abord il y a environ 1h de route, entassés
dans leur gros pick up, en écoutant du bon son et en admirant les
paysages. Arrivés à la rivière de Futaleufu, on reste scotchés
devant la vue : l'eau est claire, transparente, on voit souvent le
fond. Mais surtout elle est bleue turquoise. Le soleil fait briller
l'eau, les montagnes nous entourent, c'est magnifique.
On
commence par le briefing du kayakiste. Il nous présente l'équipe :
Juanito sera notre guide sur le rafting, coco est sur le cataraft
(espèce de radeau tenu par deux bouées-bananes), et sergio est sur
le kayak. Ils sont notre sécurité. Ensuite il nous explique comment
faire si on tombe à l'eau. Puis on s'équipe : une combinaison
longue mais sans manches, des chaussons, un espèce de k-way, un
gilet de sauvetage, et un casque. On est bien arnachés avec tout ça
! L'eau n'est pas hyper froide, mais sans rien c'est un peu dur de
se baigner quand même. On monte enfin sur le bateau. Là on passe un
long moment à s'entraîner. Juanito nous explique comment nous tenir
: on est assis sur le bord, et nos pieds sont calés dans des strap
ou entre les bouées, donc on tient bien on ne peut pas tomber. Puis
il nous apprend les bons gestes pour pagayer. Et ensuite les
différentes actions : avant, arrière, à gauche, à droite. Il faut
pagayer en rythme. Puis les ordres d'urgences : tout le monde dedans,
ou tous à gauche etc. Enfin un part un on se jette à l'eau (ouf
c'est un peu froid), et on voit si on peut remonter tout seul. On
apprend aussi à remonter son copain.


Après
tout ça, quand enfin il nous sent prêt, c'est parti ! Nous sommes
sur une rivière de classe 4/5 (classe 6 c'est impossible, donc là
c'est pas de la gnognotte quand même). Au début je suis assez
stressée. Je n'ose pas trop regarder les vagues qu'on prend, je suis
concentrér sur la pagaie devant moi. La rivière alterne entre
"piscine", où on est tranquilles, et rapides, où ça
envoie du lourd. On pagaie sous les ordres de Juanito, on passe
quelques vagues, puis c'est la pause. On reprend notre souffle, on
essuie nos joues pleines d'eau, on écoute Juan qui nous raconte des
trucs. L'eau est claire, on la boit. Le paysage est à couper le
souffle. Nous sommes filmés : ils ont une gropro, et Jackie a son
appareil photo waterproof. Je suis au milieu sur la gauche, quand on
regarde vers l'avant. On passe quelques rapides avec des gros rochers
qui me font peur. Mais au bout d'un moment je me sens mieux. On est
dans un gros bateau, on est plusieurs, on a plein de sécurité. les
vagues formées sont impressionnantes, parfois elles tournent comme
une machine à laver. mais ce ne sont que des vagues, de l'eau, comme
quand je vais me baigner. et là je commence à m'amuser vraiment.
Avant chaque rapide Juan nous brief un peu. Avec les plus dur, il
voit avec les sécurités par quel chemin il vaut mieux passer. entre
les rapides ont est en mode ballade, on admire le paysage. Juanito
guide le raft avec ses grandes pagaies, nous on intervient quand on
approche des rapides, pour gagner de la vitesse et attaquer les
vagues. Parfois on prend une vague de plein fouet, ça stoppe le
bateau net. On s'est pris beaucoup d'eau, on a été bien secoués.
Mais personne n'est tombé, personne ne s'est fait mal. Je ne me suis
jamais sentie en danger. on avait des supers conditions. Le soleil
était là, et on n'a pas eu froid. Par contre sans le soleil déjà
ça doit être moins drôle quand même, je vois vite le froid
arriver. La rivière est plus basse qu'en hiver, du coup on a pris
des chemins plus drôles.








ON
s'est vraiment bien amusés, et ça m'a donné envie d'en refaire.
Par contre le bilan après coup : courbatures méchantes aux abdos
(au milieu et côté droit) et au triceps droit, mal à la fesse
(gauche), gêne au niveau du dos, du genou et du pied (on est
vraiment complètement tordus, et toujours du même côté). une fois
sortie de l'eau, on a droit à un snack au bord de la rivière, puis
c'est le retour. C'était vraiment un super journée. Nos guides
étaient super sympa et nous ont bien gérés. En rentrant à la
maison c'est sieste direct ! Et le soir c'est re cuisine et dodo tôt.
Futaleufu nous a bcp plu.
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