
Le samedi, après avoir travaillé un peu le matin, Vicky me
pose en ville. Je vais à l’office du tourisme demander quelques infos. Ensuite
je me balade un peu, vers la belle place. Il y a de magnifiques sculptures,
gigantesques, sur le thème du vin. Mais le wifi ne marche pas. Je me trouve
donc un café, où je prends un milkshake et une tarte. Et là je me pose pendant
au moins 3h sur internet. Je me reconnecte, communique avec les gens, appelle
mes parents, mets mon blog à jour, et organise la suite. J’ai donc un billet d’avion
Mendoza-Ushuia pour la semaine prochaine. Après tout ça, quand je sors il est
15h, l’heure de la sieste, il n’y a personne dans les rues, et les magasins
sont fermés. Je passe à côté d’un arrêt de bus, demande aux gens qui attendent.
Et paf un bus arrive, et il passe par chez moi, parfait. Par contre une fois
descendue du bus, j’ai 30 bonnes minutes de marche. Je ne suis pas tout à fait
sûre du chemin, heureusement que je croise des voisins. Ici il fait plus chaud
qu’en ville, et ça commence à être dur. A la ferme, tout le monde dort. Aujourd’hui
je peux glander, me baigner, lire etc.

Le soir, on se fait tous beaux, ça change. On va dans un
resto / bar, où il y a des amis à eux qui jouent. ON s’entasse dans la voiture
pourrie, les 4 à l’avant, pas confortable. On chope l’apéro et la musique pour
la route. Une heure comme ça entassés comme des sardines ! Mais la route
est belle, sous la lune. On arrive aux pieds des Andes, au bord d’une rivière.
Au bout il y a un barrage, ça doit être super de jour. Au resto il y a du
monde, et bcp de gens qu’ils connaissent. Moi je me sens un peu à l’ouest. Les
bouteilles de bières tournent vite ( 4 euros pour 1L), on prend des trucs à grignoter.
Leurs amis jouent, bon c’est sympa d’assister à un concert, mais sans plus. C’est
un peu mou, ça n’a rien d’extraordinaire. Lorsqu’il y a du chant, c’est souvent
les filles, et elles chantent mal. Ils font tous partie d’une communauté
hipppie c’est marrant. Au final on passe une bonne soirée. Le retour pareil, 1h
entassés dans la voiture pourrie. Quand on arrive il est 3h, je suis vraiment
vannée et vais direct me coucher. C’était sympa de sortir un peu.


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Le dimanche c’est repos ! Qu’est-ce que je fais aujourd’hui ?
Je me réveille vers 9h30, oh la vache c’est dur, j’ai très envie de rester
dormir. Oui mais je peux faire quelque chose aujourd’hui. Allez je me motive,
et
c’est parti. Je prends mon sac à dos
et pars sur la route. 30 minutes de marche. Sur la route je fais du stop, et me
fais embarquer par une famille, il y a 4 gamins mis n’importe comment à l’arrière,
plus un bébé à l’avant avec la mère. Pareil, voiture pourrie et tout. Mais ils
me déposent en ville pile à l’arrêt de bus. Par contre j’ai moins de 10 minutes
avant le bus, et je dois retirer des sous. Je demande autour de moi, et je fais
une course contre la montre, mais j’y arrive ! Je prends le bus pour
Vallee Grande, c’est à où j’étais hier soir, et il y a un lac en haut du
barrage où on peut se baigner. Le trajet dure 45 à 60min, et coûte moins de 2
euros. A l’arrêt de bus je discute avec les gens, et rencontre la famille avec
qui je vais passer toute la journée. Ils sont très sympas. Les deux sont profs (c’est
les grandes vacances), et viennent d’à côté de Buenos Aires. Il y a 3 enfants,
adoptés. La grande vient de passer son bac, est très banche, et italienne. Les
2 autres sont au collège, sont très foncés de peau, en fait ils sont incas !
Le bus est blindé tout le monde va se baigner. A route est magnifique de jour,
au milieu des montagnes. Le bus s’arrête au milieu de rien, au pied du barrage.
Je suis la petite famille. On marche le long de la route pour arriver en haut
du barrage. C’est long et le soleil tape, mais la vue est vraiment top, et on
papote bien. Arrivés en haut, on ne rêve que d’une chose : se baigner
enfin ! En haut du barrage il y a un grand lac, et c’est vraiment très
joli. Il y a des filles au bord de la route qui vendent des traversées en
bateau. Ah bon on ne peut pas se baigner là tout de suite ? elle est où la
plage ? En fait en bas ce n’est pas possible, il faut effectivement
traverser en bateau (et donc payer). Mais je ne vais pas me laisser faire comme
ça. Il y a 2 filles qui arrivent de l’autre côté, je les aborde et leur pose
des questions. Elles ont traversé pour 2 fois moins cher. Ah ben voilà on va y
arriver !
Il faut descendre la côte
sur un petit escalier en pierres, jusqu’au petit bateau. A traversée ne dure
pas longtemps. On arrive sur une plage de sable foncé (et brûlant !), près
du barrage. L’eau est assez bleue mais pas très claire. Pas contre qu’est-ce qu’elle
est bonne ! Avec la petite famille, on loue un coin à l’ombre avec des
transats, et de quoi se désaltérer. Puis on plonge enfin ! ça fait
vraiment du bien. C’est tellement bon de pouvoir se baigner. Mais surtout de
profiter d’une vue pareil. Après être restée enfermée une semaine en ville, et
une semaine à la ferme, c’est magique de profiter de ce paysage. On reste là
tout l’après-midi, à traîner dans l’eau. On mange des panchos (espèce de hot
dogs, très répandu ici). On glande. C’est trop bien. Super après-midi, en très
bonne compagnie. J’ai pas mal discuté en espagnol donc, et ça m’a fait très
plaisir de rencontrer des gens et de traîner avec eux. Ils sont supers. Vers
18h on se bouge. A partir de là plage, il m’a fallu 3h pour arriver à la ferme
(et je n’ai pas eu à attendre les bus). Le bateau, la marche, le bus, la marche
en ville (avec un crochet pour dire au revoir à la famille, et aussi acheter l’apéro),
le bus, la marche sur le chemin de terre. Ouf je suis arrivée ! Il y a
encore d’autres gens qui sont arrivés aujourd’hui. Ça commence à faire pas mal
de monde. Il y a de la bière, et on fait des pizzas maison, trop bon. Je suis
vannée, mais il me faut tenir jusqu’à 23h avant de pouvoir m’éclipser, pendant
que les autres continuent leur soirée. J’ai peu dormi la nuit dernière, et je n’ai
pas fait la sieste. Et demain je travaille ! je ne sais pas comment font
les autres pour tenir un rythme comme ça… Bref très bon weekend, ça m’a fait
plaisir de sortir un peu de la ferme.
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