Je suis partie toute seule avec ma voiture, faire le tour du sud de la calédonie. J’ai fait environ 300km en 2 jours, et j’ai vu des choses magnifiques.
Départ mardi matin 7h, c‘est parti pour l’aventure ! Je commence par le tour du Mont Dore, pas loin de Nouméa. Je trouve des coins sympas pr se promener, ça peut changer un peu. Je remplis ma bouteille d’eau à la fontaine d’eau du Mont Dore, qui alimente tous les calédoniens. J’y vois des kanaks qui arrive le coffre plein de bouteilles vides à remplir. Déjà je peux admirer de belles vues, puisque la route passe dans la chaîne de montagnes.
Direction le parc provincial de la rivière bleue. Un énorme parc naturel, juste magique. Il faudrait 3 jours pour tout voir. Moi j’ai garé ma voiture au pont. Je sors, et là : pas un bruit. Le silence complet (pas de voitures au loin, pas d’activité, pas de cris), et puis le paysage (lac, montagnes, soleil, du bleu, du vert, du rouge), le bonheur quoi. Je vais un louer un vtt, je prends mon sac à dos et c’est parti pour une ballade de 16km !
C’est chouette de triper en vélo, personne sur la route dont il faut se soucier, pas trop de côtes, de jolies choses à voir… Sur la route, je m’arrête d’abord pour monter au point de vue et admirer ça : la forêt inondée. Le parc est situé au croisement de la rivière blanche et de la rivière bleue. Lorsque le barrage de Yaté à été créé, toute cette région a été inondée pour faire un lac. De la forêt qu’il y avait alors, il ne reste que des arbres mort argentés au milieu du lac. vision magnifique.
Ensuite je m’arrête juste au bord du lac, je m’assieds sur la terre rouge, trempe mes pieds dans l’eau, admire les arbres dans l’eau. Et je prends le soleil ! J’ai eu un temps super pendant 2 jours : que du soleil, et très chaud. Pour cette première partir en vélo, j’ai bien cuit en plein cagnard.
C’est fou comme c’est beau, la terre tellement rouge, les arbres tellement verts, le ciel tellement bleu (comme sur le drapeau kanak) !
Un peu plus loin le paysage change. Avant c’était terre rouge, arbres secs, soleil, le maquis minier, la forêt sèche. Maintenant c’est la forêt humide : route cachée sous les arbres, de l’ombre, du vert, des petits ruisseaux. Je crois le départ des kayaks. On peut faire l’aller en vélo, le retour en kayak. Mais il faut réserver à l’avance, ce sera pour la prochaine fois…
Ensuite je trouve mon spot pour le picnic. Un petit coin au bord de l’eau, avec un peu d’ombre, et surtout personne. Trop bien, je trempe un peu mes pieds, décide que l’eau est pas assez chaude pour que je m’y baigne vraiment. Je me pose et profite de mon super picnic (merci la glacière ds la voiture, et le sac à dos). Et là évidemment, ya une famille qui arrive, avec des gamins qui crient. Tant pis pour la tranquillité.
Et je repars. Je crois un morceau de forêt un peu fantomatique, à l’ombre, blanche. Je ne vois pas de cagous, mais j’entends plein d’oiseaux différents.
Enfin j’arrive au grand kaori. Petit sentier aménagé dans la forêt, dont l’attraction principale est le grand kaori : un arbre totalement impressionnant, diamètre 2,5m, hauteur 40m, vraiment imposant…
A partir de là on peut encore continuer, mais moi je rebrousse chemin. Je m’arrête encore un peu sur la route, tremper mes pieds, écouter les oiseaux, prendre le soleil, admirer la vue… Je repasse le pont et rend mon vélo, je suis bien crevée ! mais c’était trop beau…
Je reprends la voiture, sors du parc et reprends la route. M’arrête au barrage de Yaté, impressionnant aussi. J’étais pas sûre que ma voiture arrive à passer sur petit chemin pourri, mais en voyant deux petites clios braver le passage, j’ai tenté. Et j’ai bien fait !
Après le barrage, je profite d’un point de vue d’où l’on voit le tout le lac, trop beau avec le soleil qui décline. 2 virages plus loin, je suis arrivée sur la côte est, et là encore une vue magnifique sur la mer. Des paysages à couper le souffle.
Je descends jusqu’à Yaté, traverse le pont et le village et atteint enfin le gite Iya où je passe la nuit. J’ai choisi le luxe, je dors dans un bungalow, avec un vrai grand lit, et une vrai salle de bain (à l’eau froide, c’est quand même la brousse). Ya une petite crique trop mignonne d’où j’admire le soleil couchant. Le soir je suis la seule cliente au resto, trop fort ! Je discute un peu avec la patronne, elle connaît mes amis qui sont déjà venus là. Dîner tranquille, local.
Après cette grosse journée, je vais vite fait admirer les étoiles sur la plage, et puis à 21h je tombe.
Le lendemain lever 7h, je vais admirer le soleil levé sur la plage, trop beau. Petit déj vite fait et c’est reparti !
Je commence par remonter la route vers le nord, traverse des ponts, prends une petite route pourrie pleine de trous (ça commence), croise des gens très gentils, des jolies maisons, passe voir la mer. Ya vraiment rien ici, pas un magasin, pas une école, pas de route en bon état.
Ensuite je repasse à Yaté, fais un tour dans le village, me fait caillasser par des gamins (ils sont moins gentils ici). M’arrête au point info discuter avec une dame qui me conseille pour la route.
J’arrive à la cascade de Goro. Juste au bord de la route, l’eau arrive de très haut et forme un bassin, trop beau. J’en profite 5 minutes toute seule, grand bonheur. Je trempe mes pieds, décide de me baigner, et vais chercher mes affaires. Et là ya deux voitures qui arrivent, pleines de gamins. Evidemment. Et elles resteront jusqu’à ce que je parte, exactement. En fait ils grimpent, moi je reste et me baigne. Trop bon moment, l’eau est bonne, la vue est belle, je suis seule dans l’eau…
Et c’est reparti. A partir de là la route est vraiment plus la même. Etroite, pleine de trous, certains endroits sont difficiles à passer. On passe qd mm juste au bord de l’eau, de quoi en prendre plein la vue et voir l’île des pins au loin. Je croise les vestiges de l’ancienne mine de fer : sur la flanc de montagne on voit les entrées des galeries, et dans l’eau on voit des immenses structures en acier très moches, qui servaient à charger les bateaux.
Je vais jusqu’à Port Boisé, le seul vrai hôtel du sud. C’est vrai que c’est classe. Ya une vrai plage avec du sable clair (rare dans cette région de terre rouge). Moi je reprends mon sac à dos p
our faire le petit sentier et picniquer sur le warf (vestige du temps de l’exploitation forestière par les bagnards). Je m’enfonce dans la forêt, sous les arbres, sympa. Je crois quelques toiles d’araignées. Jusqu’au moment où je tombe nez à nez avec une ENORME araignée, pas du tout du genre de celles qu’on a dans les maisons. Après avoir repris mon souffle, je trouve un bâton pour casser sa toile, elle se retrouve enroulée dans sa toile et mois je peux enfin passer. A partir de là j’avance en agitant le bâton devant moi pour éviter une nouvelle rencontre désagréable. Là je comprends que je suis vraiment dans la jungle. Le sentier n’est vraiment pas aménagé, je suis au milieu de la nature sauvage, dans les arbres. Sous mes pieds des cailloux, des racines, devant moi des branches et toiles d’araignées, autour et au-dessus de moi, des arbres, des oiseaux, et que sais-je encore. De temps en temps les arbres s’ouvrent sur la mer, c’est beau. Après 20 minutes comme ça j’arrive sur le warf.
Là je me cale sur les rochers, en plein soleil, pour picniquer en admirant la vue. Au bout d’un moment j’observe un crabe qui vient prendre le soleil. Et puis quand un ENORME crabe sort pas loin, je me dis que c’est le moment de repartir. Après être sortir de la jungle, je vais me poser un peu sur la plage. 
our faire le petit sentier et picniquer sur le warf (vestige du temps de l’exploitation forestière par les bagnards). Je m’enfonce dans la forêt, sous les arbres, sympa. Je crois quelques toiles d’araignées. Jusqu’au moment où je tombe nez à nez avec une ENORME araignée, pas du tout du genre de celles qu’on a dans les maisons. Après avoir repris mon souffle, je trouve un bâton pour casser sa toile, elle se retrouve enroulée dans sa toile et mois je peux enfin passer. A partir de là j’avance en agitant le bâton devant moi pour éviter une nouvelle rencontre désagréable. Là je comprends que je suis vraiment dans la jungle. Le sentier n’est vraiment pas aménagé, je suis au milieu de la nature sauvage, dans les arbres. Sous mes pieds des cailloux, des racines, devant moi des branches et toiles d’araignées, autour et au-dessus de moi, des arbres, des oiseaux, et que sais-je encore. De temps en temps les arbres s’ouvrent sur la mer, c’est beau. Après 20 minutes comme ça j’arrive sur le warf.
Là je me cale sur les rochers, en plein soleil, pour picniquer en admirant la vue. Au bout d’un moment j’observe un crabe qui vient prendre le soleil. Et puis quand un ENORME crabe sort pas loin, je me dis que c’est le moment de repartir. Après être sortir de la jungle, je vais me poser un peu sur la plage. 
Et puis je reprends la route, avec le soleil qui brûle mon bras, la terre rouge autour de moi, les montagnes devant moi, les trous sous mes pneus. Je suis le conseil qu’on m’a donné, au lieu de passer en bas par l’usine (oui mon usine), je prends une autre route qui passe par les lacs et la géologie. Quelle idée. La pire route que j’ai jamais vue. Une heure et demi à rouler au pas, à slalomer entre les trous. Parfois je devais m’arrêter pour examiner le passage et trouver comment arriver à le traverser sans pourrir ma voiture. Parfois la route est bonne, je passe la 3e (wouhou !), et là en plein milieu, un ENORME trou ! Ya un passage pour arriver à un creek, dans l’autre sens j’y serais jamais arrivée.
Le truc drôle c’est que cette route passe par des endroits du projet de l’usine (une base vie, un bassin de sédimentation etc). Il y a parfois du roulage minier, des engins bizarres. J’ai croisé des 4x4 de l’usine, des points de contrôle et tout. Et moi au milieu avec ma petite voiture, qui avançait pas vite pour essayer d’éviter les trous.
J’ai quand même pu voir les lacs, et ça valait le coup. Trop beau, cette immense étendue d’eau bleu, au milieu de rien, dans la plaine cernée de montagnes rouges et vertes. Et personne alentour, le silence. J’adore profiter de ça toute seule.
Après j’avoue j’en ai eu marre de cette route pourrie. Ça fatigue, je vais à 2 à l’heure, les yeux rivés sur les trous. Quand j’ai enfin retrouvé la route normale j’étais trop contente ! c’est tellement mieux, je peux aller plus vite, je stresse moins, et je peux profiter du paysage. Et là c’est trop bien, ya que moi et la route, le ciel bleu et le paysage magnifique en rouge et vert. Et puis de temps en temps de boulets en 4x4 à fond la caisse qui manquent de me rentrer dedans.
Ensuite j’ai croisé beaucoup de gens qui étaient pressés de rentrer à Nouméa, et qui me stressaient dans les lacets. Mais moi je peux pas trop rouler sur le bas-côté sans 4x4, et puis je suis pas pressée !
Enfin le retour à la maison. Ma titine a très bien tenu le coup, elle a juste changé de couleur. Moi le vélo et les coups de soleil m’ont tuée. Mes fringues sont rouges, mes pieds aussi. J’en ai pris plein les yeux. J’étais trop bien toute seule. Le seul bémol a été la route. Mais c’était magique ce petit trip plein de paysages magnifiques, je le referai ! Le sud, c’est fait, mais ya tout le reste à faire ! et maintenant je sais que je peux partir toute seule.
Le prochain trip est pour bientôt…












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