Le matin dans le
bus, je vois un nouveau paysage. Ici tout est vert et rouge. La terre
est rouge, il y en a partout, il y a des petites rues vaguement
pavées, et surtout c'est très vert, la végétation est luxuriante.
Quand j'arrive à Iguazu, l'engin la chaleur ! IL fait chaud et
moite. Je me change tout de suite, et je commence à marcher pour
aller chez mon couchsurfer. Il fait chaud, mon sac est lourd, je
marche. J'arrive vers la bonne zone, mais impossible de trouver.
J'appelle, il ne réponds pas. Je demandes aux gens, ils sont gentils
mais pas très utiles. Je commence à en avoir marre, ça fait une
heure que je marche, j'ai chaud. Après de nombreux quiproquos, mon
CS et moi on finit par comprendre que je ne suis pas dans la bonne
ville : il habite à Puerto Libertad, un petit bled 30km avant
Iguazu... Damnation, horreur, envie de le tuer. On a échangé
plusieurs mails, je parlais toujours d'arriver à Iguazu, à aucun
moment il ne m'a corrigée. Je n'en peux plus, j'ai chaud, je suis
fatiguée, merde quoi. Je me pose là dans la rue, contre une porte,
comme une clocharde. Je reste là un moment avec ma bouteille d'eau
et mon éventail, pour essayer de retrouver quelques forces et savoir
ce que je vais faire. Après un bon moment, je décide de me bouger.
Je fais du stop pour revenir à la gare (c'est loin quand même). Là
je prends un billet pour repartir (heureusement c'est pas cher). J'ai
30min de bus au frais. Cette fois je lui ai bien demandé de venir me
chercher au bus. Et il est là.
Yerman, tatouages, lunettes et cheveux longs attachés, un peu impressionnant au début. Il y a une grande maison vide, magnifique, avec beaucoup de bois, la déco est très chouette. La cuisine est superbe, la sdb aussi. Et dehors il y a une une grand terrasse couverte avec un belle table en bois, et un grand jardin. La maison est toujours en construction, petit à petit. Je me rends compte du changement de climat. Ici c'est la pointe nord-est de l'Argentine. La province de Misiones est une grande bande de terrain coincée entre le Brésil et le Paraguay. Ici le climat est subtropical, la végétation est luxuriante, l'air est chaud est humide, la terre est rouge. Bref je me croirais en Calédonie. Vraiment. C'est incroyable, et dire que je suis toujours dans le même pays ! Je n'ai qu'une envie : prendre une bonne douche et me poser. Evidemment il n'y a pas encore d'eau chaude... Mais bon là il fait assez chaud pour que ça ne me dérange pas. Après la douche, c'est lessive (à la maison, puisqu'il n'y a pas de machine à laver). Il n'y a pas internet non plus, dans tout le bled. Puis je me pose avec Yerman, qui a fait des chipas, boules de pâtes avec du fromage, mélange de différentes farines.
Yerman, tatouages, lunettes et cheveux longs attachés, un peu impressionnant au début. Il y a une grande maison vide, magnifique, avec beaucoup de bois, la déco est très chouette. La cuisine est superbe, la sdb aussi. Et dehors il y a une une grand terrasse couverte avec un belle table en bois, et un grand jardin. La maison est toujours en construction, petit à petit. Je me rends compte du changement de climat. Ici c'est la pointe nord-est de l'Argentine. La province de Misiones est une grande bande de terrain coincée entre le Brésil et le Paraguay. Ici le climat est subtropical, la végétation est luxuriante, l'air est chaud est humide, la terre est rouge. Bref je me croirais en Calédonie. Vraiment. C'est incroyable, et dire que je suis toujours dans le même pays ! Je n'ai qu'une envie : prendre une bonne douche et me poser. Evidemment il n'y a pas encore d'eau chaude... Mais bon là il fait assez chaud pour que ça ne me dérange pas. Après la douche, c'est lessive (à la maison, puisqu'il n'y a pas de machine à laver). Il n'y a pas internet non plus, dans tout le bled. Puis je me pose avec Yerman, qui a fait des chipas, boules de pâtes avec du fromage, mélange de différentes farines.
Plus tard on va
se promener dans le village, Yerman me fait une visite guidée. C'est
tout petit, genre 4000 habitants. La plupart des rues sont pavées à
l'arrache, dans la terre rouge. Il y a des arbres qui ressemblent aux
flamboyants calédoniens. L'ambiance est tranquille. J'aime beaucoup
ce petit village. C'est exactement ce qu'il me fallait, après tout
ce temps dans des grandes villes. C'est vraiment cool, posé, la
liberté quoi. On passe la soirée calés sur la terrasse, à goûter
à toutes ses bouteilles (liqueur de ci, vin de ça etc), manger des
chipas, et échanger de la musique. Tranquille quoi.
Le dimanche je me lève très tôt, aujourd'hui je vais voir les fameuses chutes d'Iguazu ! Et je veux y être tôt, avant l'heure de pointe. Du coup je prend un bus à 6h du mat' depuis mon bled, et j'arrive au parc vers 7h30, je suis la première à prendre mon billet. Il n'y a personne, c'est parfait ! Le parc est grand, tout est très bien aménagé. Passé le premier espace qu'on sent très touristique, avec des cafés et tout, je m'avance sur le petit sentier vert. C'est très agréable, au milieu des arbres. Je croise des tucans, des arbres tordus, des champignons magiques etc.
Je continue
ensuite jusqu'aux passerelles du bas. Tout un parcours, on se sent
vraiment dans la forêt, quasiment dans la jungle. Je commence à
entendre les chutes. Je passe devant une première chute qui déjà
me coupe le souffle. Je suis impressionnée par le débit qui passe.
Il fait chaut et
très humide. J'ai la sensation de manquer d'air. Sur ma route je
crois des coatis, ces animaux avec un long museau et une longue queue
rayée. Ils étaient tout un groupe, à farfouiller juste devant moi.
ON m'a dit qu'ils peuvent être dangereux et vont jusqu'à fouiller
les sacs.
Un peu plus loin,
j'arrive devant le premier point de vue sur les chutes. Wouaw. Oh.
My. God. Ah ouai d'accord, c'est pour ça que tout le monde en parle.
C'est quand même les chutes du Niagara de l'Amérique du Sud. C'est
énoooooorme ! Bref je reste scotchée. Je suis absolument
seule sur tout ce parcours. Je m'amuse à essayer de prendre des
photos de moi (toute seule), et bon ben je ne suis pas douée quoi.
A partir de là, j'ai du prendre une centaine de photos des chutes,
sous tous les angles. Mon coin préféré c'est là, on est vraiment
tout près de la cascade, on sent toute la puissance, on est dedans
quoi ! Et ma cascade préférée c'est la grosse à gauche là,
d'ailleurs j'ai pu la voir de près depuis la petite colline à
gauche...
Après le
parcours du bas (personne), je suis allée faire le parcours du haut.
Je l'ai trouvé moins impressionnant, on voit les chutes depuis en
haut quoi. Par contre j'ai été horrifiée par les gens. Des groupes
énormes avec leur guide, des tonnes et des tonnes de gens, partout.
J'ai cru que j'allais péter un câble. J'ai fait le parcours au pas
de course. Bon les chutes c'est quand même un truc de fou.
Après je descend
tout en bas (très joli petit sentier), et embarque sur un mini
bateau gratuit pour aller sur l'Isla San Martin juste en face. Là on
grimpe des marches, et on arrive à un point de vue incroyable sur ma
cascade préférée. On est vraiment dedans, c'est magique. ON se
fait bien arroser. On voit tout, on sent la puissance, c'est vraiment
génial. Wouhouuuuu ! En plus il n'y a pas grand monde ici.
Quand je reviens
vers les passerelles, je vois qu'elles sont maintenant blindées...
Après ça je vais prendre le petit train pour aller jusqu'à
Gargantua del Diablo. LA chute de ouf malade. D'abord on marche 10min
sur des passerelles, on dirait un énorme lac, très calme. On croise
des gens tout mouillés. Et là au détour d'un virage, on voit ça.
La fin du monde !
Il est genre 14h,
j'ai crapahuté toute la matinée, j'ai tout vu, j'ai chaud et je
suis crevée. Je m'offre un frappé et commence à rentrer.
Je vais d'abord à Iguazu, où je prends des infos au terminal de bus, et je trouve un locutorio pour aller un peu sur internet. Et je rentre en stop jusqu'à Puerto Libertad. J'arrive à la maison pile avant la tempête. Par contre j'ai oublié mon portable pour prévenir Yerman que je rentrais, et quand j'arrive la maison est fermée. Je commence à me caler dehors dans le hamac, mais au bout de 5min c'est la tempête. Ça a duré tout la nuit. Pluie tropicale, trombes d'eau, du vent, tout ce que tu veux. Comme en Calédo ! Je finis par rentrer, me passer sous la douche froide vite fait. Je prends l'apéro avec Yerman. J'hésite toujours sur quoi faire demain. L'idée à la base était d'aller voir les chutes du côté Brésilien, et de partir le jour d'après en stop jusqu'à Corrientes et d'y prendre un bus de nuit jusqu'à Salta. J'apprends que le jour où je veux partir (mardi) est férié, pas terrible pour faire du stop. Aujourd'hui j'ai assez vu de chutes, et surtout je n'ai pas du tout envie de retourner dans un endroit hyper touristique avec des tonnes de gens. J'aime pas les gens. Je ne veux donc pas aller voir les chutes demain. J'ai pensé un moment à aller visiter les missions (on est quand même dans la province de Misiones), mais ça ne me tente pas plus que ça. Finalement je pense que je vais partir direct demain. J'avoue que je ne supporte pas bien la chaleur, ce climat si humide, et surtout les moustiques ! Je me suis faite dévorée, j'ai vraiment pris cher. Et puis j'aimerai bien avoir une douche chaude etc. bref j'ai envie de bouger, donc je prépare mon sac. Pendant l'apéro deux copines se joignent à nous. L'une d'elle ramène de l'herbe que Yerman s'empresse de rouler. Ce qui est vraiment bizarre, c'est que la fille qui l'a ramené, et qui a bien fumé, est enceinte jusqu'aux yeux ! Cette herbe est vraiment bonne, et après quelques tafs, je vais faire un tour, m'allonge 5min sur mon lit, et m'endors pendant 2h... Quand je me réveille tout est sombre, les filles sont parties et Yerman dort. Bon ben tant pis pour la soirée alors...
Je vais d'abord à Iguazu, où je prends des infos au terminal de bus, et je trouve un locutorio pour aller un peu sur internet. Et je rentre en stop jusqu'à Puerto Libertad. J'arrive à la maison pile avant la tempête. Par contre j'ai oublié mon portable pour prévenir Yerman que je rentrais, et quand j'arrive la maison est fermée. Je commence à me caler dehors dans le hamac, mais au bout de 5min c'est la tempête. Ça a duré tout la nuit. Pluie tropicale, trombes d'eau, du vent, tout ce que tu veux. Comme en Calédo ! Je finis par rentrer, me passer sous la douche froide vite fait. Je prends l'apéro avec Yerman. J'hésite toujours sur quoi faire demain. L'idée à la base était d'aller voir les chutes du côté Brésilien, et de partir le jour d'après en stop jusqu'à Corrientes et d'y prendre un bus de nuit jusqu'à Salta. J'apprends que le jour où je veux partir (mardi) est férié, pas terrible pour faire du stop. Aujourd'hui j'ai assez vu de chutes, et surtout je n'ai pas du tout envie de retourner dans un endroit hyper touristique avec des tonnes de gens. J'aime pas les gens. Je ne veux donc pas aller voir les chutes demain. J'ai pensé un moment à aller visiter les missions (on est quand même dans la province de Misiones), mais ça ne me tente pas plus que ça. Finalement je pense que je vais partir direct demain. J'avoue que je ne supporte pas bien la chaleur, ce climat si humide, et surtout les moustiques ! Je me suis faite dévorée, j'ai vraiment pris cher. Et puis j'aimerai bien avoir une douche chaude etc. bref j'ai envie de bouger, donc je prépare mon sac. Pendant l'apéro deux copines se joignent à nous. L'une d'elle ramène de l'herbe que Yerman s'empresse de rouler. Ce qui est vraiment bizarre, c'est que la fille qui l'a ramené, et qui a bien fumé, est enceinte jusqu'aux yeux ! Cette herbe est vraiment bonne, et après quelques tafs, je vais faire un tour, m'allonge 5min sur mon lit, et m'endors pendant 2h... Quand je me réveille tout est sombre, les filles sont parties et Yerman dort. Bon ben tant pis pour la soirée alors...
Il a plu toute la
nuit, le déluge. J'ai un peu mieux dormi cette fois, il faisait
moins chaud et il y avait moins de moustiques. Quand mon réveille
sonne, il pleut toujours averses, donc j'abandonne (je ne vais pas
faire de stop avec un temps comme ça). Mais un peu plus tard, le
réveil de Yerman sonne (il ne se lève pas), et là il ne pleut
plus, il commence même à faire beau. Du coup je me motive, boucle
mon sac tout ça. Je suis sur la route vers 8h30. Le but est d'aller à Corrientes et d'y prendre le bus de nuit pour Salta. Il y a de la boue
rouge partout évidemment. Je sors ma boom box et attends un moment.
Je suis témoin d'un truc horrible. Une vieille chienne vient traîner
par là. Elle va et vient sur la route, se pose au milieu, les
camions l'évite etc. Et puis arrive ce qui devait arriver, paf le
chien. A 5m de moi. Un gros bruit, la voiture qui s'en va, et le
chien qui reste là au milieu de la route, entier mais en pleine
convulsion, il ne bouge plus. C'est horrible. Il faut faire quelque
chose ! Il n'y a personne. Heureusement il n'y a pas de voiture
non plus. Cette pauvre chienne est toujours vivante, mais incapable
de bouger. Moi toute seule je ne peux pas la bouger, et puis j'ai
trop peur de la casser encore plus. Je fais signes aux voitures qui
arrivent pour qu'elles l'évitent. Une voiture s'arrêtent. Deux
typer en sortent et bougent la chienne sur la côté, enfin. Ouf.
J'en profite pour leur demander de m'emmener, et hop c'est comme ça
que ma journée de stop commence. Ici c'est vallonné, vert et rouge,
c'est joli.
C'est un peu dur aujourd'hui, je ne trouve que des voitures, ça va vite mais elles ne vont pas très loin donc je dois recommencer. J'ai mis 4 voitures et un camion, et 5h pour arriver à Posadas. Il reste encore 300km pour arriver à Corrientes, ma destination. Je n'en peux plus, j'ai chaud, j'ai faim, je suis fatiguée et je suis en mode grognon, marre de me forcer à sourire et à raconter toujours la même chose. J'ai envie de me poser toute seule. Après quelques péripéties (Posada a 2 terminal de bus...) je trouve un bus direct jusqu'à Salta. Enfin je peux me poser, au frais. Un truc que je n'aime pas dans les bus ici : le mec qui prend ton sac pour le mettre dans le bus, réclame un pourboire (il demande vraiment, et râle si tu ne donnes pas assez). Je ne supporte pas ça, je ne donne rien et ils me haïssent. Au moment de mettre mon sac dans le bus, je regarde les gens qui vont au même endroit : que des backpackeurs comme moi ! Dans le bus je rencontre Matias et Marie, 2 allemands qui voyagent seuls. Le bus est long (départ 16h, arrivée 10h), mais passe très bien puisqu'on discute beaucoup. Et c'est comme ça que j'arrive à Salta.
C'est un peu dur aujourd'hui, je ne trouve que des voitures, ça va vite mais elles ne vont pas très loin donc je dois recommencer. J'ai mis 4 voitures et un camion, et 5h pour arriver à Posadas. Il reste encore 300km pour arriver à Corrientes, ma destination. Je n'en peux plus, j'ai chaud, j'ai faim, je suis fatiguée et je suis en mode grognon, marre de me forcer à sourire et à raconter toujours la même chose. J'ai envie de me poser toute seule. Après quelques péripéties (Posada a 2 terminal de bus...) je trouve un bus direct jusqu'à Salta. Enfin je peux me poser, au frais. Un truc que je n'aime pas dans les bus ici : le mec qui prend ton sac pour le mettre dans le bus, réclame un pourboire (il demande vraiment, et râle si tu ne donnes pas assez). Je ne supporte pas ça, je ne donne rien et ils me haïssent. Au moment de mettre mon sac dans le bus, je regarde les gens qui vont au même endroit : que des backpackeurs comme moi ! Dans le bus je rencontre Matias et Marie, 2 allemands qui voyagent seuls. Le bus est long (départ 16h, arrivée 10h), mais passe très bien puisqu'on discute beaucoup. Et c'est comme ça que j'arrive à Salta.
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