Nous sommes à présent à Puerto Montt, au centre ville. Là on va à
l'office du tourisme se connecter. On avait un plan couchsurfing qui
tombe à l'eau, on est à la rue. A l'office du tourisme on rencontre
Charlotte et Arthur, 2 français (avec les mêmes sacs que nous!) qui
viennent du nord. On va boire une bière à côté avec eux en
attendant leur hôte CS. On boit donc une bière tous les 5 avec
Simon, qui veut bien nous héberger tous les 4 ! Ou comment
trouver un bon plan à la dernière minute... Il a une voiture, et
une maison à 3 étages, avec de nombreux couchages. On se pose un
peu et puis on ressort manger au resto. Ce soir c'est pichanga
: un plat local avec des frites, des morceaux de viande (poulet,
porc, bœuf et plusieurs sortes de saucisses), tomates, œufs durs,
avocat, olives. Une tuerie ! On passe une très bonne soirée
tous les 5. Simon travaille dans... le saumon, connaît bien la
Nouvelle-Zélande, voyage beaucoup. Arthur est Toulousain, Charlotte
vient du nord, tous les deux ont travaillé à Bordeaux et en
Thailande, et sont responsables de production dans une usine, donc on
a pas mal de points communs pour discuter !
Ensuite on va à
Puerto Varas, toujours au bord du lac. On voudrait apercevoir le
volcan Osorno, de l'autre côté du lac, mais la météo est
capricieuse, entre soleil et averses, et les nuages ne lâchent les
sommets. ON va visiter la grande église, qui est très différente
de celles qu'on a vu. On se croit vraiment en Allemagne !
On rentre
déjeuner à la maison, Simon nous réchauffe un plat qu'il a
cuisiné, une espèce de soupe au cumin avec du maïs et des haricots
blancs. Et on attaque enfin le kuchen : c'est une couche de
gâteau style au yaourt, une couche de framboises, et du crumble.
Après ça on a un
peu du mal à décoller, mais on finit quand même par sortir se
promener dans la ville. Simon nous dépose près du port et on marche
tous les 4. ON passe la coin des artisans, puis des restos. Ensuite
on marche longtemps sur la plage, au milieu d'un cimetière de
bateau. C'est super bizarre, il y a plein de bateau, la plupart au
sec sur la plage, certains complètement coulés, tous un peu moches.
On croise quelques personnes qui les retapent.
Au bout à force
de demander, on finit par trouver comment traverser pour aller sur la
petite île en face. On agite les bras, et un gars en face traverse
sur sa petite barque, jusqu'au mini ponton. On paye 30 centimes la
traversée de 5min.
On voulait
traverser l'île et marcher de l'autre côté, mais ça a l'air
d'être un mythe, donc on marche sur la plage en priant pour que la
marée ne monte pas vite. Puis on grimpe jusqu'au point de vue tout
en haut. Il y a une grande croix, un grand espace plat et vert, avec
des vaches (!). La vue est belle, on dirait le Ouen Toro à Nouméa.
Pour retraverser on trouve un mec dans sa barque, avec des rames,
c'est trop marrant.
Après ça on se promène le long de l'eau, en
passant devant le petit couple, jusqu'au centre ville.
On va faire
quelques courses au supermarché, qui est dans un grand centre
commercial. Là il faut dire qu'on a du mal à se réadapter à la
grande ville. Il ya du monde, c'est grand, il y a de tout. Je suis
perdue dans le centre commercial immense à plusieurs étages, et le
supermarché pareil. Après les petits bleds, les quelques épiceries,
les pistes etc, ça change de retrouver de belles routes, des grandes
villes, des gens, des bars, des restos, des magasins... Par contre ça
fait super plaisir de refaire du couchsurfing, se de retrouver dans
une maison. Et en plus avec les 2 autres français, c'est super
sympa, on est une petite famille. Quand on rentre on fait la cuisine.
Simon nous fait du cancato, ce fameux plat avec du saumon, fromage,
tomates, saucisse, oignons etc. Et Jackie nous fait des crêpes avec
du caramel au beurre salé maison et des pommes cuites. On aura
vraiment pas eu faim ici ! J'ai l'impression de n'avoir fait
que manger.
Deuxième jour à
Puerto Montt. Simon et les français sont partis tôt ce matin. Nous
on reste faire la grasse mat', glander, se faire un super brunch etc.
Il fait un temps pourri, bcp de pluie et tout, donc on a prévu de
glander et de faire du stop en début d'aprem entre 2 averses. Avec
la balance de la maison, j'ai pu voir que mon gros sac tout plein
pèse 12kg (avec même mon petit sac dedans). On a bien pris notre
temps et on part vers 14h30. C'est notre première journée de stop
sous la pluie, et c'est dur dur. D'abord on se pose à la sortie de
la résidence, mais en ville le stop ça ne marche pas. On prend un
colectivo à 400$ qui nous emmène à la sortie de la ville sur la
bonne route. Il pleut, il vente, c'est dur. C'est une grosse route,
mais on trouve quelqu'un grâce à notre super panneau. Ici on roule
sur une autoroute, ça fait vraiment bizarre, et ça va tellement
vite ! Il ne va pas jusqu'au bout, et nous pose à 20km, à la
sortie d'autoroute. Sauf qu'à l'entrée il n'y a pas de péage, et
les voitures ne s'arrêtent pas. Il pleut des cordes, on est
trempées, notre pancarte commence à rendre l'âme (heureusement que
c'est la dernière fois qu'on en a besoin). On finit sur l'autoroute,
sur la voie d'insertion. On commence à désespérer, on n'en peut
plus on est mouillées. Une camionnette s'arrête pour nous quand on
est prête à abandonner. On est enfin à l'intérieur wouhou !
Mais il ne rentre pas dans Osorno, et nous pose à la sortie
d'autoroute. Il pleut toujours... Quand un bus passe, on monte dedans
on n'en peut plus. ON apprend que le bus Puerto Montt – Osorno ne
coûtait pas très cher, et qu'on s'est bien embêtées sous la pluie
pour pas grand chose... Le bus (payant) nous emmène jusqu'au
terminal, pas loin du centre ville. Là on trouve un centre d'appel,
pour appeler Sandra. C'est une amie d'un ami de mon père, qui nous
héberge. Elle vient nous chercher en voiture et nous amène chez
elle. C'est une vrai belle maison. Elle vit là avec avec son fils de
18 ans. Ça fait du bien d'être au chaud ! On demande à
prendre un thé pour se réchauffer, et on a droit à un vrai goûter
de reines, avec plein de gâteaux (restes de la petite fête pour les
18ans du fils hier). Sandra travaille dans un établissement
scolaire français, et elle parle très bien français, son fils
aussi. Ils sont très gentils, et on est très bien accueillies. On
dort dans la chambre du grand fils parti étudier. La douche est un
vrai bonheur (c'est tellement dur à trouver par ici). On passe la
soirée posées à geeker. Plus tard on a droit à un dîner léger à
base de crudités, ça fait beaucoup de bien après tous ces dîners
riches un peu lourd.
On passe notre
journée à Osorno à glander, à se promener en ville et à faire du
shopping. Sandra a une aide, une dame qui vient pour s'occuper de la
maison. Quand on se lève elle nous sert un superbe petit déj, et
pendant qu'on mange elle fait nos chambres, comme à l'hôtel !
Le matin, pendant que Jackie glande, je fais un premier tour en
ville pour récupérer des infos. Nous n'avons pas de plan, seulement
les indications de Sandra. Je me trompe de direction, et marche
longtemps. Je finis par trouver mon chemin en ayant demandé aux
gens, mais j'ai marché 45min... Petite gym du matin quoi. Bref je
trouve l'office du tourisme et vais demander des infos sur le parc
Puyhue à côté etc. Puis je vais au terminal de bus pour avoir les
infos sur le bus pour le parc (j'ai trouvé le point de départ après
3 tentatives), et aussi des bus de nuit pour Santiago, pour plus
tard. Il s'avère que ce n'est vraiment pas cher, du coup je pense
aller à Santiago comme ça. Je reviens la maison pour déjeuner. La
dame nous a cuisiné une cazuela au poulet, et nous sommes servies
encore une fois, c'est encore mieux qu'au resto. ON a super bien
mangé. Plus tard nous allons nous promener toutes les deux. Nous
allons voir les 2 églises, que je trouve très moches. L'une d'elle
est très moderne, et effectivement c'est la 5e fois qu'elle est
reconstruite, entre tremblement de terre, guerre, incendie etc. On va
voir le coin des artisans, la place etc. Osorno n'a rien de spécial,
ce n'est pas du tout une ville touristique et il n'y a pas grand
chose à faire. Il ne fait pas très beau, et nous avons quelques
petites choses à acheter, nous allons au centre commercial tout
neuf. Nous y trouvons quasiment tout ce qu'il nous fallait, plus une
glace et une balade de lèche vitrine. Nous faisons également
quelques courses pour ce soir, c'est nous qui cuisinons. Et nous
repassons au coin des artisans acheter des belles fleurs pour Sandra.
Au retour on trouve son fils Nicolas qui rentre de l'entraînement de
rugby, un vrai fan su stade toulousain. Nous nous mettons aux
fourneaux avec la boom boox, ce soir c'est : tarte (pâte
brisée maison) à la ratatouille (maison), et fraises (comme ma
maman). On a passé une très bonne soirée avec eux. Ce séjour fût
vraiment agréable, un grand merci à Sandra pour son accueil.
Le lendemain nous
nous sommes organisées pour aller profiter du parc, puis aller
jusqu'à Bariloche. Nous nous levons tôt et Sandra nous emmène
jusqu'au terminal de bus. Nous arrivons sans souci au parc Puyhue
vers 10h. Nous discutons avec le guadaparque, posons nos sacs, et
allons faire une balade jusqu'au mirador. 45 min de montée, dans une
forêt magnifique. Ici c'est vraiment très humide. Il ne pleut pas,
mais les arbres sont tellement gorgés d'eau qu'il pluviote un peut
sous les arbres. On voit le brouillard monter aussi. Dans cette
région il y a des volcan, et de l'eau chaude, le brouillard ambiant
vient peut-être de là. C'est féerique.
La vue d'en haut
n'est pas extraordinaire, mais on aperçoit quand même le lac.
Ce fût une
balade très sympa, d'environ 1h30 aller retour. Pour la première
fois nous n'avons rien emmené à manger, nous allons à la
caféteria. C'est un peu cher, mais on a très bien manger. Après ça
j'ai mal à mon pied donc on fait une croix sur la deuxième balade,
pour aller directement aux thermes. Enfin nous allons profiter d'un
bon bain d'eau chaude, que nous n'avions pas fait à Puyuhapi. Nous
allons au bassin extérieur. C'est rudimentaire, c'est ambiance
piscine municipale plutôt que spa cosy. Il y a la rivière juste
derrière. Et en rentrant dans l'eau... haaaaa. C'est comme quand je
prend mon bain. On est trop bien là-dedans. Par contre ça ne
refroidit pas au fur et à mesure, au bout d'un moment on a trop
chaud. Donc on alterne, on se met un peu dehors et puis on re rentre.
ON est en plein soleil, et juste au-dessus de l'eau dehors on n'a pas
froid ! Ça fait vraiment du bien, on reste là un moment.
En sortant on
trouve tout de suite une voiture qui nous emmène jusqu'au croisement
avec la grande route. Puis tout de suite une voiture qui va jusqu'à
Bariloche wouhou ! Mais on déchante très vite. La voiture est
vraiment toute pourrie, rien ne marche là-dedans, il y a beaucoup de
poussière et une odeur d'essence horrible, et le chauffeur roule
très mal. Bref on ne se sent pas du tout bien là-dedans, et on ne
se voit pas y rester au moins 2h de plus. Dès qu'on arrive à la
frontière on descend de la voiture. Je ne me sens pas très bien et
j'ai besoin de prendre l'ai un moment. On passe nos formalités à la
douane chilienne rapidement, et nous mettons en quête d'une autre
voiture. Peine perdue. Nous avons attendu environ 1h30 avant de
tomber sur ce camion. C'est Alexis qui nous emmène. Jeune chauffeur,
il transporte de la bière et du vin, a une plaque avec son nom sur
son pare brise, ainsi qu'une vierge et une fille à poil, et un grand
tigre décore sa chambre. Il est sympa et est content d'avoir de la
compagnie alors on discute un peu.
Il nous arrête
dans quelques endroits stratégique pour qu'on prenne des photos.
Nous traversons la cordillère des Andes, et c'est la première fois
qu'on sent vraiment la traversée d'une chaîne. Ça monte, ça
descend, ça tourne, c'est vraiment une frontière. La route est très
bien, bitume et tout, et à moment ça change, ça doit être à cet
endroit précis que la route devient argentine, et elle est moins
bien. On passe un bon moment dans un paysage bizarre. Tous est gris,
les arbres sont morts mais toujours debout. En fait il y a eu une
éruption de volcan il y a quelques années, et il y a de la cendre
partout.
Nous passons le
col où se trouve la frontière physique. Il y a un vrai no man's
land de plusieurs kilomètres entre les 2 frontières.
A la frontière
argentine, on passe encore un moment parce qu'ils ont du mal avec le
visa de Jackie. On retrouve l'argentine, après un mois au chili. Et
ça se sent tout de suite. L'accent avec les « ch », le
comportement des mecs, l'état des voitures... Nous avons froid, en
voulons attendre dans le camion. Nous nous dirigeons vers le camion,
la clé à la main. On passe devant un gars qui nous demande d'un air
étonné si nous sommes camionneuses... On monte dans la camion et je
me tape un délire de gamine au volant d'un gros camion !
On attend
longtemps que notre chauffeur revienne, ça devait être sa pause.
Puis on prend la route pour Bariloche ! Le premier village
qu'on croise ressemble beaucoup à El Calafate, on se sent vraiment
revenue en Argentine. Ici c'est la région des lacs, et c'est
magnifique. Bon on retrouve aussi rapidement la pampa, mais juste un
peu, entre 2 lacs. On a droit à un magnifique coucher de soleil sur
la route.
Ainsi finit notre voyage au Chili ensemble, nous sommes à Bariloche.
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